Le SIG au service du décloisonnement des données territoriales

Présentation générale Cette intervention croise les enseignements d’une thèse professionnelle consacrée à la maîtrise des données territoriales avec plusieurs cas d’usage opérationnels de Versailles Grand Parc et de ses communes. Les collectivités disposent de nombreuses données relatives aux réseaux, aux équipements, aux services publics et aux politiques territoriales. Ces informations restent cependant souvent réparties entre plusieurs applications métiers, fichiers, services, communes et prestataires. Cette fragmentation peut entraîner des doubles saisies, des difficultés de mise à jour et une exploitation limitée des données disponibles. À partir de recherches documentaires et de quinze entretiens menés auprès d’élus, de responsables stratégiques, de professionnels du SIG, de services métiers et d’acteurs de la gouvernance des données, la thèse analyse les conditions dans lesquelles un SIG intercommunal, basé sur les solutions Esri en l'occurence, peut contribuer à rapprocher ces informations. L’objectif n’est pas de remplacer les applications métiers par un outil unique, mais d’organiser les échanges utiles entre les systèmes, les producteurs de données et les utilisateurs. Première partie : enseignements issus de la thèse professionnelle L’analyse fait ressortir plusieurs conditions favorisant le décloisonnement et le partage des données territoriales : associer les agents et les services métiers dès la définition des besoins ; développer une culture commune de la donnée et accompagner les utilisateurs ; organiser les responsabilités relatives à la production et à la mise à jour des informations ; assurer l’interopérabilité entre les applications métiers et les diverses solutions SIG des technologies Esri ; garantir un portage managérial permettant de soutenir les démarches transversales. Le SIG peut ainsi constituer une interface territoriale commune. Les applications spécialisées conservent leurs fonctions opérationnelles, tandis que le SIG permet de localiser, de rapprocher et de restituer les informations possédant une dimension géographique. Deuxième partie : cas d’usage opérationnels de Versailles Grand Parc Eau et assainissement La plateforme métier KISS est interconnectée avec les outils SIG ArcGIS afin de faire remonter les informations renseignées dans l’application spécialisée. Cette connexion permet de localiser les équipements et les dysfonctionnements, puis de disposer d’une vision globale du parc à l’échelle territoriale. Gestion des déchets Les points d’apport volontaire (PAV) sont intégrés au SIG via ArcGIS Pro / Dashboards afin de localiser les équipements et de suivre leur niveau de remplissage. La représentation géographique permet de mieux identifier les équipements nécessitant une intervention et d’améliorer le suivi territorial du service. DT-DICT et coordination des travaux L’interconnexion du SIG (ArcGIS) avec la plateforme SOGELINK permet de mettre à disposition les informations nécessaires à la gestion des déclarations de travaux. La Ville de Versailles mobilise également le SIG pour localiser les travaux programmés et préparer les réunions de coordination avec les concessionnaires. Les informations sont renseignées dans le SIG, puis exportées sous forme de tableau à destination des partenaires, ce qui limite la double saisie et réduit les risques d’incohérence entre les différents supports. (en précisant les outils Esri utilisés pour la connexion, la cartographie et le suivi des travaux.) Service aux communes et données scolaires (sectorisation) La Ville de Versailles, comme d'autres communes de VGP, utilise les données du SIG ArcGIS Pro / Dashboards pour répondre à des besoins liés aux données des secteurs scolaires. Ce cas illustre la manière dont le service mutualisé permet aux communes de mobiliser les données, les cartes et les applications mises à disposition par Versailles Grand Parc pour leurs propres politiques publiques. Conclusion Ces cas d’usage montrent que la valeur du SIG ne repose pas uniquement sur la production de cartes. Elle réside dans sa capacité à relier les données, les applications métiers, les services et les différentes échelles territoriales. La réussite de cette organisation dépend à la fois de la qualité des données, de l’interopérabilité des systèmes, de la répartition des responsabilités, de l’accompagnement des utilisateurs et de la capacité des technologies Esri à s’intégrer dans les pratiques métiers.
Communications utilisateurs
8 octobre 2026 14:50

8 oct. 2026 — 12:50 - 13:15
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